Ile Callot, un jour de grande marée

Carantec, île Callot, les pêcheurs à pied ont rendez-vous avec la grande marée.

Jour de chance

Dernier jeudi de septembre. Incroyable soleil de plomb au zénith. Et double aubaine pour les amateurs de pêche à pied : jour de grande marée !
Le coefficient atteint en effet 113 (on considère qu’il s’agit d’une grande marée lorsqu’il est supérieur à 95). Il faut néanmoins rester patient : avec une mer basse à 14h24, le top départ pour la pêche à pied autour de Callot ne peut être donné que vers 12h30 !
Inutile d’aller bien loin sur l’île pour ceux qui voudraient économiser leurs jambes, les alentours de la chaussée submersible, composés d’un sol sableux, voire vaseux par endroit, sont idéals ! Preuve en est l’amusant tableau que composent les petites grappes de postérieurs qui se dressent sur l’estran. Mais qu’est-ce qui peut bien absorber tous ces gens dans une telle position ?

Autour de Callot, ce sont les coques et les palourdes qui attirent toutes les convoitises. Les premières ne rendent pas la tâche trop ardue, même aux pêcheurs les plus néophytes : il suffit en effet de creuser à quelques centimètres de profondeur le sable mouillé, pour voir apparaître ses premières coques ! Plus large, plus foncée et plus lisse que la coque, la palourde, qui préfère les sols un peu vaseux, se mérite davantage et requiert un peu plus de patience… et d’attention ! Il faut en effet d’abord distinguer dans le sable deux petits trous très rapprochés (pour la palourde femelle) ou deux petits trous un peu plus espacés (pour la palourde mâle). Ces marques sont plus visibles à la marée remontante. Une fois repérés, il faut rapidement creuser à une dizaine de centimètres environ avant de mettre la main sur le fameux coquillage.

Côté techniques chacun y va de sa préférence : au râteau, à la griffe de jardinage, à la fourchette, à la cuillère, à la main, tout porte ses fruits ! (même si l’utilisation du râteau reste de loin la plus défavorable à la plage et aux écosystèmes, parfois invisibles, vivant sur l’estran).

Une heure plus tard, la position courbée commence à faire souffrir les dos… Mais la pêche n’est pas finie ! Sus aux bigorneaux !! Et direction les plages et les zones plus rocheuses de Callot. Les petits mollusques se cachent sous ou au pied des rochers, voire dans le goémon. Leur pêche est relativement aisée, même s’il s’agit de distinguer les bons des mauvais bigorneaux : on reconnaît le bon bigorneau à sa couleur noire et à son bout pointu.

Dans les mares formées autour des rochers, c’est la crevette que l’on peut dégotter. Crevette bouquet (la plus rare et la plus chère), crevette elegans ou crevette grise, il faut la traquer armé d’une épuisette. Mais là, on ne gagne pas à tous les coups…

Attention, la marée remonte déjà… Il ne s’agirait pas de rester bloqué sur Callot alors direction les fourneaux car rien n’est meilleur que de déguster sa propre pêche !

* petit rappel pour le calcul du passage à Callot : se baser sur l’heure de marée basse du jour : compter deux heures avant pour commencer à traverser la chaussée submersible et deux heures après pour être revenu à votre point de départ. Gare au manque de vigilance !

Prochaines dates de grandes marées :

Prenez dates des 26, 27, 28 et 29 octobre 2011

Quelques règles de pêche à pied :

La pêche à pied est soumise à des règles strictes, il est nécessaire de s’informer sur les bonnes pratiques.

Pour les gourmands, une Recette du risotto aux palourdes

Ingrédients (pour 4 personnes)

  • 300 g riz spécial rizotto
  • 1 kg de palourdes
  • 1 litre de bouillon de volaille
  • 15 cl de vin blanc
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • Une gousse d’ail (facultatif)
  • Deux échalotes ou petits oignons
  • Persil
  • 100 g de parmesan
  • Une ou deux cuillères à soupe de mascarpone (pour les gourmands…)

Cuisson des palourdes
Laver les palourdes en les brassant énergiquement dans de l’eau ou en les laissant reposer deux heures dans de l’eau salée.
Faire revenir l’échalote ou l’oignon et l’ail dans huile d’olive dans un wok ou une grande casserole. Quand ils sont dorés, translucides ajouter un demi-verre de vin blanc
Ajouter ensuite les palourdes crues jusqu’à ce qu’elles s’ouvrent entièrement
Réserver l’eau de cuisson (facultatif, pourra être ajoutée ensuite au bouillon de volaille)
Décoquiller les palourdes (en garder quelques-unes dans leurs coquilles pour décorer les plats)
Réserver.

Cuisson du risotto Dans une autre casserole faire revenir l’oignon ou l’échalote dans de huile d’olive. Quand ils sont translucides, ajouter le riz à risotto.
Remuer jusqu’à ce que le riz devienne translucide.
Ajouter un demi-verre de vin blanc puis petit à petit le bouillon de volaille préalablement réservé au chaud dans une petite casserole.
Quand tout le bouillon est absorbé ajouter les palourdes décoquillées.
Terminer la cuisson en ajoutant le parmesan avec une ou deux cuillères à soupe de mascarpone.

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