En « Papaya » jusqu’à Tahiti !

Depuis quelques semaines, vous apercevez un drôle d’engin posé sur la plage du Kelen devant le Centre nautique. Il s’agit du kayak trimaran Hobie à voile et pédalier, disponible à la location. Un sacré joujou qu’il était temps que Sandrine, responsable accueil à l’Office de tourisme, aille tester pour vous…

Préliminaires

Mon « Papaya » comme le nomment entre eux les pros du nautisme, m’attend devant le centre nautique. Heureusement, il n’est pas tout seul et je vais être accompagnée par Gwen pour cette grande première. Il commence par m’enseigner quelques rudiments, histoire de comprendre le fonctionnement de l’engin avant sa mise à l’eau. Ces préliminaires techniques qui durent une bonne quinzaine de minutes font partie intégrante de toute location du Hobie. Non pas que l’on soit sur un support très compliqué, mais il y a somme toute quelques informations à enregistrer avant de s’élancer seul sur l’eau, à l’aise dans sa combi. S’il peut être plus aisé d’avoir une petite connaissance préalable de la voile, on peut aussi tout à fait s’en sortir en parfait novice.

kayak hobie à carantec

Pédalier, voile et poignée directionnelle

Le kayak trimaran Hobie dispose en effet de deux systèmes de propulsion : la voile et les pédales. Auxquelles on ajoute une poignée directionnelle au fonctionnement relevant de la plus pure logique (on la tourne à gauche pour virer à gauche et inversement) dédoublée à l’avant et à l’arrière. En clair : il faut s’accorder avec son partenaire sur la direction à tenir. Une fois que vous avez pigé ces trois éléments, vous avez déjà presque tout capté.

Ajoutons leur encore un safran que l’on fait descendre (quand on est sur l’eau) et monter (quand on accoste), une dérive, pleins de petits rangements intérieurs et même une boîte pour les hameçons. Gwen m’explique que l’engin a en effet été à la base conçu pour les pêcheurs car il permet de garder les mains libres puisque seules les jambes travaillent. C’est particulièrement le cas du modèle Hobie à pédales et sans voile dont le centre nautique de Carantec dispose aussi et qui est idéal pour ceux qui préfèrent s’initier en douceur.

Un engin hyper stable

Très vite néanmoins m’explique Gwen, on juge quand même la pratique plus amusante en y ajoutant la voile qui permet de réduire l’effort et de ressentir vraiment les sensations du vent. Amusant ? Il est temps d’aller voir ça de plus près.

kayak hobie chateau du taureau

J’ai à peine le temps de réaliser que l’eau s’insert sournoisement dans ma combinaison que me voilà déjà en position, plutôt confortable d’ailleurs, à l’arrière du Hobie, les pieds calés à bonne hauteur sur les pédales. Nous partons direction le Château du Taureau en pédalant gaiement. Le vent est assez faible aujourd’hui et bien que Gwen ait déroulé la voile, pour l’instant il faut pédaler si on ne veut pas se contenter de faire des ronds dans l’eau.

Le Hobie est un engin hyper stable grâce à ses deux flotteurs latéraux m’assure Gwen en se penchant dangereusement sur le côté : « tu vois si on était dans un kayak là, on serait déjà à l’eau ». Ah euh oui, en effet, je ne peux que constater la véracité de son propos.

Parce que j’aime bien pouvoir ranger les choses que je ne connais pas dans des cases que je connais, je lui demande si nous pouvons considérer que le Hobie se situe entre le pédalo et le catamaran. Le professionnel du nautisme qu’il est goûte moyennement à mon idée de pédalo. Il me suggère plus justement une identité à mi-chemin entre le catamaran et l’aqua-bike (le vélo de piscine). Cela me semble plus réaliste aussi car le fonctionnement des pédales ne fait pas une rotation telle qu’elle existe sur un vélo (ou un pédalo) mais suit un mouvement parallèle des jambes avant et arrière.

Le vent dans la voile

Autour du Taureau, alors que le vent gonfle la voile, nous impressionnons un groupe de kayakistes que nous dépassons allègrement, et ce sans même le renfort du pédalier. Gwen m’apprend à repérer d’où vient le vent et à nous caler en fonction pour que la voile gonfle bien et que le Hobie prenne de la vitesse. Ceci nous oblige parfois à de savants zigzag pour atteindre nos objectifs d’autant qu’il faut compter avec les îlots rocheux de la Baie de Morlaix dont le Hobie permet de s’approcher tant que l’on conserve une distance de sécurité minimale.

En face de l’île Louët, si on n’était pas le 23 octobre, la plage de Tahiti pourrait bien nous inviter à une petite pause sur son sable doré. Mais définitivement la météo ne s’y prête pas, alors on poursuit cette balade iodée et revigorante en direction de l’île Callot qui se rapproche à vue d’œil. J’ai les muscles des cuisses qui se réveillent un peu, ce qui semble normal quand on n’a pas touché au sport depuis quelques mois a priori, mais franchement l’effort est supportable.

Une grosse heure de balade plus tard, alors que je commence à me sentir aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau, il est déjà l’heure de rentrer. Gwen me rappelle les précautions à tenir : bien penser à remonter le safran et le pédalier et enrouler sa voile avant le retour sur la plage histoire de ne pas détériorer le matériel qui coûte quand même une petite fortune à l’achat.

En conclusion

C’est une belle surprise et je crois que cet engin est définitivement fait pour moi :

  • il offre la sensation de glisser au plus près de l’eau en sentant la puissance des éléments sans que ces sensations ne soient trop vertigineuses non plus ;
  • il demande un minimum d’efforts, le genre qui fait juste bien chauffer les muscles comme il faut sans leur arracher de douloureuses contractions ;
  • il s’adresse même à des novices de la voile comme moi qui auraient envie le temps d’une heure, deux ou trois de goûter à une balade ludique, vivifiante et sécurisante dans cette magnifique baie qu’est la nôtre agrémentée de quelques pauses le temps de piquer une tête ou de pique-niquer sur l’île Callot…

Infos pratiques

Location (sur réservation hors été) :

  • Kayak trimaran voile et pédalier solo : de 25 à 52€
  • Kayak trimaran voile et pédalier double (le « Papaya ») : de 33 à 66€

Carantec Nautisme, Plage du Kelenn – 29660 Carantec
Tél. 02 98 67 00 12
www.carantec-nautisme.com

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