Les rochers insolites de Plougasnou et de la Baie de Morlaix

C’est une côte sauvage et découpée qui se dévoile au regard du promeneur qui découvre la Baie de Morlaix. Entre criques et falaises, une foule de rochers insolites ponctuent ce panorama. Leurs noms évocateurs suggèrent les légendes et les histoires qui leur sont liées… Promenez-vous en bord de mer et découvrez-les au détour du sentier des douanier.

Le long des 23km de côte sauvage de Plougasnou, la mer et l’érosion se sont ingéniées à donner aux rochers des formes incongrues qui ont inspiré l’imagination des hommes. Repères ou point de ralliement, entre noms amusants, légendes et histoire, ils jalonnent le sentier côtier, et maquent de leur empreinte la succession de panoramas exceptionnels que Plougasnou offre sur la Baie de Morlaix. Au fil des « 20 000 pointes sur la mer » qui composent le littoral de Plougasnou, ils sont autant de lieux insolites, et proposent une autre façon de découvrir la Bretagne.

Le chapeau de Napoléon

On peut se demander en quoi ce rocher évoque le « chapeau de Napoléon », un bicorne bien connu. C’est parce que ce nom ne désigne pas le couvre-chef de l’empereur lui-même, mais celui de sa garde impériale. Et, en effet, de profil, on y retrouve une étonnante similitude.

Le rocher porte également le nom de « pile d’assiette », à cause de l’impression de grandes plaques de pierre empilées, comme des assiettes. Un festival local s’est inspiré de ce site et porte son nom.

Le crapaud

A chacun de découvrir (ou pas) la forme d’un batracien dans l’allure de ce rocher situé à St-Samson, et qui se dit touseg en breton. On l’appelle aussi la pierre double.

Le sphynx

Quand on l’aborde avec le bon angle, on est frappé par la ressemblance entre cet immense rocher, sculpté par les assauts de la mer contre la pierre, et le chef d’œuvre de l’antiquité que représente la statue du Sphynx à Gizeh. Par contre, à notre connaissance, ce sphynx n’a jamais proposé d’énigmes pour laisser les promeneurs traverser le sentier.

L’oiseau de la tempête

Ce nom poétique d’un des rochers du Diben ne fait pas référence à la forme de la pierre ou à une légende locale, mais à l’histoire de la commune, qui s’est démarquée pendant la Seconde Guerre Mondiale

Plougasnou a en effet été l’une des premières communes à répondre à l’appel du 18 juin. Dès le lendemain, et pendant les semaines suivantes, 350 volontaires, certains très jeunes, partirent du port du Diben rejoindre la France Libre. Le 19 juin 1940 à 9h45, les troupes allemandes entrent à Morlaix et des patrouilles blindées sillonnent la région. Le même jour à 16 heures, un bateau de pêche,  » l’Oiseau de la tempête « , piloté par ses patrons quitte le port du Diben pour l’Angleterre avec huit passagers à bord. Une plaque commémorative est installée sur ce rocher près du port.

Le rocher décapité

Le nom Diben, lieu où se situe le port de Plougasnou, peut vouloir dire «  la presqu’île  » en breton, mais, étymologiquement, il peut aussi signifier « la pointe du roc sans tête » ou le rocher de la décapitation. Et c’est bien e qu’évoque la forme étrange de ce rocher, qui semble en équilibre précaire au-dessus du sentier.

Les aiguilles

Sur la pointe du Diben, la nature s’est amusée à dessiner dans la pierre de grandes lignes nerveuses parcourues de sillons. Cette sculpture aux formes verticales est dominée par celles que l’on nomme « les aiguilles ». Quand le vent s’engouffre entre elles, il se met à chanter une plainte lugubre. Autrefois, les marins prétendaient qu’il s’agissait de la voix de ceux qui avaient péri noyés dans l’année.

Le lapin

Si le lapin porte malheur à bord d’un bateau, pas d’inquiétude tant qu’il est dans l’eau. Celui-ci a les oreilles qui pointent au-dessus de la mer à mi-marée, entre le port du Diben et Primel-Trégastel.

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Les tortues amoureuses

Parmi les nombreux rochers de Primel, il y en a deux qui jouent les romantiques. Ce couple de tortues de pierre semble s’embrasser. Pourrez-vous les retrouver en vous promenant sur la pointe ?

Le menhir des Marsouins

La pointe de Primel allie, pour les promeneurs, les atouts d’un panorama exceptionnel, d’un site naturel, mais aussi d’un site historique avec de nombreux vestiges. L’un d’entre eux est ce menhir, souvenir de la préhistoire qui, longtemps demeura couché, et qui fut relevé par une infanterie de marine, venus à Primel pour nettoyer les côtes après le naufrage de l’Amoco Cadiz en 1978. C’est de là qui lui vient ce surnom de « menhir des marsouins ».

Les deux fesses

Parfois le décalage entre le nom breton et sa version française laisse songeur. Ces rocher dont le nom est « deux fesses » porte le nom de roc’h goalen. Roc’h signifie rocher, et goalen… valeureux.

Et plus loin

Plougasnou n’est pas seule à avoir des rochers remarquables. De l’autre côté de la Baie, à Carantec, les promeneurs pourront aussi découvrir quelques un trésors cachés de Bretagne.

Toul Sarpent et la plage du Cosmeur : la légende de Saint-Karanteg

Saint Karanteg, dont la commune tire son nom, est un saint homme du Pays de Galles qui arrive sur nos côtes au VIIème siècle. A l’époque, les côtes nord-finistériennes sont infestées par les dragons et Carantec ne fait pas exception.


St Karanteg vint alors au secours des habitants, en allant trouver le dragon qu’il prit par la queue et qu’il projeta sur un rocher, qui se serait fendu en deux sous la force du choc. Ce rocher est visible à partir du sentier côtier, à hauteur de la plage du Cosmeur. Puis, St Karanteg aurait jeté le dragon sur la péninsule de Pen al Lann, au lieu-dit Toul-Sarpent, et sa chute aurait créé un trou sans fin par lequel il aurait rejoint les enfers.

L’extraction du granite sur l’île Callot

Au hasard d’une balade sur l’île Callot, le visiteur peut découvrir des blocs de rochers singuliers, avec de mystérieux trous alignés dans la roche. Les théories fusent alors : un hasard géologique, le bigorneau perceur ou encore les traces de griffes de la Bête que Saint Carantec terrassa dans la légende… La réponse à cette énigme ? Il s’agit de traces d’extraction du granite dont un des plus spectaculaire trouvée à ce stade, située au nord-ouest de l’île, comporte 14 trous. Les recherches continuent, et, récemment, un « 28 trous » a encore été découvert !

Où voir ses rochers en Baie de Morlaix ?

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